Savi 2020: Du 05 au 07 Mai 2020 à Yaoundé-Cameroun

Discours du Président IPAVIC

3ème SALON AVICOLE INTERNATIONAL DE YAOUNDE
(SAVI 2018)
ALLOCUTION DU PRESIDENT
DE L’INTERPROFESSION AVICOLE DU CAMEROUN (IPAVIC)
François DJONOU

Excellence Monsieur le Ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales ;
Excellences Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement ;
Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs des missions diplomatiques ;
Monsieur le Délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé ;
Mesdames et Messieurs les représentants des organisations internationales ;
Mesdames et Messieurs les exposants étrangers ;
Chers collègues aviculteurs ;
Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs,

C’est un honneur pour moi de prendre la parole devant vous en ce jour, à l’occasion des cérémonies d’ouverture du 3eme Salon International Avicole de Yaoundé, deux ans seulement après le précédant dont la réussite honora notre pays tout entier, sur ce même site du Palais des Congrès de Yaoundé, capitale politique de notre cher et beau pays le Cameroun.

En mon nom et au nom de l’Interprofession Avicole du Cameroun, je vous souhaite la bienvenue et un agréable séjour au pays des Lions Indomptables.

Nous tenons ce salon au moment où notre pays se prépare à organiser la Coupe d’Afrique des Nations en 2019. Nous voulons saisir cette tribune pour rassurer le Chef de l’Etat, son excellence Paul Biya, de notre soutien indéfectible, pour que ensemble, nous relevons ce défi ; celui de réserver des produits avicoles en quantité et en qualité aux différents intervenants, aux hôtes de marque qui fouleront notre sol à l’occasion de ce grand événement.

C’est vous dire tout l’enjeu de ce salon qui se tient néanmoins dans un contexte de crise financière liée à la baisse du coût de pétrole et aux différents défis sécuritaires dont fait face notre pays.

La plus grande menace qui nous guette n’est pas seulement le terrorisme ou le changement climatique.

C’est aussi de renoncer à nourrir les populations qui ne cessent de croitre de manière exponentielle et dont les besoins nutritionnels doivent faire l’objet d’une réelle politique commune en la matière visant à intéresser davantage la jeunesse camerounaise aux métiers avicoles dans le but de rendre disponible la nourriture pour tous.
C’est tout le sens du thème qui a été choisi pour ce salon : Aviculture : jeunesse et emploi.

La vitalité, l’enthousiasme et le dynamisme de notre jeunesse sont des atouts considérables pour la mise en œuvre d’une politique efficace visant à produire suffisamment de protéines animales pour nos populations.

Excellences,
Mesdames, Messieurs,

La récente grippe aviaire a entrainé des pertes énormes pour notre activité. Ce secteur employait plus de 320 000 personnes en 2016. Il n’en reste aujourd’hui que moins de la moitié.

De même, le cheptel national des poules pondeuses et de poulets de chair est passé respectivement de 8 millions et 48 millions en 2016 à 3 millions et 25 millions en fin 2017.

De plus, les aviculteurs peinent à relancer leurs activités.
Cette situation trouve ses causes dans les principaux maux qui minent le secteur avicole à savoir :
– La dégradation de plusieurs élevages
– Le manque de financement par les banques
– L’incertitude liée à l’activité avicole
– Les difficultés encore liées à l’entrée des produits avicoles dans la région du Centre
– La non disponibilité des marchés de volaille respectant les normes
– La crise socio-politique qui secoue certaines régions de notre pays
– Les tracasseries administratives liées à l’activité avicole au Cameroun
– Etc…

Face à ces difficultés, le gouvernement a tenté d’apporter des réponses ;
– Des avis techniques émis par le Ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales ont permis d’importer des œufs à couver et des poussins d’un jour afin de faire face aux besoins en produits aviaires ;
– Une véritable politique de financement des activités avicoles avec les projets Prodel et Acefa est en cours ;
– Des mesures ont été prises par le gouvernement pour empêcher l’incursion des produits de provenance douteuse sur le territoire national afin d’éviter une éventuelle recontamination de nos fermes.

Croyez-moi Excellence, nous, aviculteurs du Cameroun vous en savons gré et vous prions de porter nos remerciements en haut lieu.

Pourtant, il reste beaucoup à faire. L’Ipavic, par ma modeste voix, vous prie de bien vouloir :
– Lever les mesures de restrictions à la circulation des produits de volaille dans la région du Centre, cette levée étant effective dans la région de l’Ouest ayant eu le dernier cas en mars 2017.
– Peser de tout votre poids pour que le gouvernement lance la construction des marchés de volaille dans les grandes villes du pays.
– Œuvrer à la création d’un centre de formation technique pour les métiers de l’aviculture.
– D’accompagner plus efficacement l’Ipavic dans la collecte des données, des fonds dus par les aviculteurs à l’association et la maitrise des sites d’élevage au Cameroun.

Excellence,
Mesdames et Messieurs,

Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que la grippe aviaire est derrière nous. Il est temps de relancer de façon durable une aviculture moderne au Cameroun.
Pour ce faire, nous pouvons compter sur le dynamisme de notre population à majorité jeune. La jeunesse est au cœur de notre société. Les jeunes sont le cœur de nos projets. Ils sont le cœur de nos ambitions et des défis que nous devons relever ensemble.

Contre la guerre et la violence, agissons pour la paix, la sécurité et la stabilité. Contre l’ignorance et les dérives extrémistes, édifions des systèmes d’éducation pratiques et de formations simples et aptes à résoudre les problèmes de chômage et de marginalisation sociale.

Voilà ce qui rendra l’aviculture plus forte et plus attractive. Voilà ce qui fera que les générations futures nourrissent la même passion que les pères fondateurs de l’aviculture moderne que sont les sélectionneurs des souches, eux qui nourrissent aujourd’hui le monde.

Bon salon à tous.