Savi 2018: Du 03 au 05 Mai 2018 au Palais des Congrès de Yaoundé

Discours du Ministre

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et représentants des organisations internationales;

Messieurs les autorités administratives de la région du Centre, du Département du Mfoundi ;

Monsieur le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé ;

Monsieur le Président de l’Interprofession Avicole du Cameroun ;

Mesdames et Messieurs les Directeurs généraux des entreprises des secteurs public, parapublic et privé ;

Mesdames et Messieurs les experts scientifiques ;

Mesdames et Messieurs les professionnels de l’aviculture ;

Mesdames et Messieurs les exposants ;

Distingués invités ;

Chers collaborateurs ;

Mesdames et Messieurs,

         Sous haute directive, de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, j’ai l’honneur et l’immense plaisir de présider en son nom, la présente cérémonie d’ouverture de la seconde édition du Salon Avicole International de Yaoundé (SAVI 2016).

Permettez-moi d’abord de remercier le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé ainsi que le Président de l’Interprofession Avicole, pour leurs propos aimables en nous souhaitant la bienvenue. Je réitère et solennise ces souhaits de chaleureuse bienvenue aux délégations étrangères ici présentes ainsi qu’aux exposants et participants venus des autres parties du Cameroun.

Excellences ;

Mesdames et Messieurs,

Cette deuxième édition du SAVI est une promesse tenue ; celle de regrouper  tous les deux ans les acteurs de la filière avicole, dans un forum d’expositions, d’échanges et de partage d’expériences.

Organisé par le Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales, en partenariat avec l’Interprofession Avicole du Cameroun (IPAVIC), le Salon Avicole Internationale de Yaoundé (SAVI), dynamique illustration de la mise en œuvre du partenariat public-privé, est, vous le savez, une plateforme qui accueille des exposants nationaux et étrangers intervenant dans la filière avicole. Il est le rendez-vous de tous les acteurs de ce secteur (professionnels, fournisseurs, administrations‚ partenaires camerounais et étrangers, experts, industriels du médicament, etc.).

C’est une occasion unique au Cameroun, pour exposer les dernières technologies, les innovations et le savoir-faire aux professionnels de la filière avicole ; un événement majeur qui jouera aujourd’hui et demain, un rôle important dans la modernisation des outils de production tel que prescrit par le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, au Comice agropastoral d’Ebolowa.

Ce salon est, à n’en point douter,  un facteur de  mise à niveau de l’aviculture camerounaise.

C’est également le lieu de démonstration du fort potentiel de la filière avicole dans notre pays, et son désir de s’ouvrir à l’Afrique Centrale, voire l’Afrique tout court.

Excellences ;

Mesdames et Messieurs.

Le SAVI 2016 se tient certes dans un contexte difficile, marqué par la résurgence de la grippe aviaire dans notre pays après l’épisode de 2006. Mais la situation vécue est un argument de plus  pour la tenue de ce Salon autour du thème central que nous nous sommes donné, à savoir : « Enjeux et défis de l’aviculture camerounaise ».

Il faut dire que de nombreux efforts ont été consentis par les pouvoirs publics et certains acteurs, pour faire front et combattre énergiquement cette maladie redoutée.

       Les enjeux liés à cette épizootie sont principalement d’ordre économique, social et de santé publique. C’est compte tenu de tous ces contours que le MINEPIA, dans son rôle de régulateur, d’inducteur de l’économie nationale et de protecteur du consommateur, a dû prendre certaines décisions, utiles et nécessaires.

Je suis conscient que ces décisions n’ont pas été appréciées de tous, mais tous, nous le savons, elles ont permis de rendre une meilleure visibilité à l’avenir de l’aviculture camerounaise.

         Le Gouvernement, en organisant cette deuxième édition du SAVI, veut, à coup sûr, concrétiser l’entrée dans la modernité de notre système productif, mais également, comme l’impose le contexte, permettre aux professionnels camerounais de partager les expériences des autres pays qui ont été confrontés à cette maladie animale. Ces échanges concernent les mesures prises et les orientations adoptées pour gérer la crise, sauvegarder les acquis, relancer la production avicole en conformité avec les standards internationaux édictés par les organisations techniques du système des Nations Unies.

Dans cette perspective, ce salon sera donc l’occasion pour le Cameroun, de bénéficier d’importantes communications scientifiques relatives au développement et à la protection de l’aviculture, avec les universitaires et autres experts ici présents.

Excellences ;

Mesdames et Messieurs les professionnels de l’aviculture,

Mesdames et Messieurs.

         L’aviculture camerounaise doit continuer à se moderniser. Elle ne le fera que si nous nous engageons, ensemble,  à en relever les défis.

En effet, l’industrie avicole doit relever de nombreux défis dans les prochaines années, notamment : le défi sanitaire, le défi de  la compétitivité, le défi de la réglementation, le défi de la qualité ou encore le défi de la santé publique (zoonoses et antibiotiques). Et ce n’est pas tout ! Il y a aussi le défi l’environnement, le défi du bien-être animal et enfin le défi de l’assurance ou du risque partagé.

L’assurance dont il s’agit permet le partage des risques, le respect des normes et de la qualité qui pourront ouvrir des perspectives d’affaires, de partenariats commerciaux, de gains de marchés nouveaux, d’amélioration de la productivité et, partant, de la compétitivité de vos produits, pour les protéger de tous les chocs endogènes ou exogènes.

La protection de l’aviculture camerounaise se joue dans le respect des mesures de biosécurité ainsi que la qualité et la diversité de ses produits. Elle exige de nous tous, imagination, innovation, amélioration permanente des infrastructures et responsabilité dans le respect scrupuleux des normes de production.

Au regard des efforts consentis par le secteur privé, nous vous savons capables d’atteindre ces objectifs certes ambitieux, mais indispensables pour vous préparer à la concurrence et vous arrimer aux standards internationaux.